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REBELLE Bruno

Consultant - Gérant de BR/Conseil

Voir l'interview - Université d'été 2008

 - © DR
Responsabilités actuelles

Bruno Rebelle est, depuis juin 2006, conseil en politiques et stratégies de développement durable auprès de diverses institutions et entreprises : Association des Régions de France, Région Rhône Alpes, Ville de Villeurbanne, Véolia Environnement, Groupe Carrefour, Gaz Electricité de Grenoble, Groupe Orangina Schweppes, McDonald's Europe, Fondation Européenne pour le Climat, diverses ONG de développement…

Responsabilités antérieures

De janvier à mai 2007, il était le Conseiller de Ségolène Royal, candidate à l’élection présidentielle de 2007, en charge des questions de développement durable, d’environnement et de solidarité internationale.

Précédemment il a assumé la charge de Directeur International des programmes de Greenpeace de 2003 à fin 2006, basé à Amsterdam, après avoir été Directeur général de Greenpeace France de 1997 à 2003, période pendant laquelle l’organisation a connu une croissance forte en France et s’est imposée comme un partenaire reconnu sur les questions d’environnement et de développement durable.

Diplômé de l’école nationale vétérinaire de Lyon, en 1981, il a fondé en 1983 l'association de solidarité internationale « Vétérinaires sans frontières » dont il a été Président puis Directeur général jusqu’en 1996. Auparavant il a exercé le métier de vétérinaire praticien sur le plateau du Vercors drômois, travaillant en partenariat avec le Parc Naturel Régional du Vercors.

Publications

« Libres associations - ambitions et limites du modèle associatif », chez Desclée de Brouwer en janvier 1999, étude sur le fonctionnement et la gouvernance des associations Loi 1901.
« La terre n’est pas à vendre » chez Desclée de Brouwer en mai 2002, document présentant les enjeux environnementaux modernes à partir de l’expérience de Greenpeace.

Contribution 2008 « Quelle perspective pour une communication durable à 10 ans ? »

Le développement durable entre progressivement dans une phase de maturité. Même si de nombreuses incertitudes et incohérences persistent quant à la définition du concept et à la conduite de démarche authentique, le « buzz » autour de ce terme génère un certain nombre d’évolutions plutôt positives. S'il y a quelques années la plupart des entreprises pouvaient encore ignorer les contraintes environnementales et sociales ou au mieux s’en sortir avec une communication habile, aujourd’hui le « greenwashing » est condamné sans appel et les conflits sociaux rattrapent vite les dirigeants qui feignaient d’ignorer les vertus du dialogue social.
Le fait est qu’une démarche de développement durable, aussi authentique soit elle, n’atteindra pas complètement ses objectifs si elle ne s’appuie pas sur une stratégie construite de communication tant interne qu’externe. La communication interne est indispensable pour faire comprendre, susciter la participation, mobiliser fortement et, de facto, enrichir la démarche.

La communication externe doit pousser à l’amélioration continue en prenant à partie les observateurs externes que sont les médias, les consommateurs, les partenaires de la société civile mais aussi les concurrents.

En annonçant ses ambitions l’entreprise fixe un cap qu’elle s’oblige en quelque sorte à dépasser en permanence pour aller vers l’excellence. Encore faut-il que les « communicants » s’astreignent, eux aussi, à une éthique rigoureuse de la communication responsable et des pratiques durables dans la gestion de leurs métiers. La tâche n’est pas mince et l’on peut comprendre que le secteur ait encore quelque difficulté à résoudre l’apparente opposition qui existe entre le développement durable, qui suppose une raison fondée sur la gestion des besoins et la communication, et en particulier la communication publicitaire, qui joue particulièrement sur l’exacerbation des émotions suscitées par les désirs.

La responsabilité des acteurs de la communication pourrait bien être de faire entendre que le développement durable nous ouvre effectivement les portes d’un monde certes plus responsable mais également bien plus désirable.