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PIRON PALLISER Ludovic
Directeur adjoint de cabinet de François Dagnaud, adjoint au maire de Paris.
Veille prospective en matière de propreté, de gestion et de prévention des déchets, organisation du Conseil de PAris
Voir l'interview (Université d'été 2007)
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Licence d'histoire, maîtrise de sciences politiques et DESS de sciences politiques et droit international public.
Admis à la session de droit international public de La Haye.
Responsabilités antérieures et associatives
. Chef de projets développement durable, eau, environnement, TIC et solidarité numérique, Association des maires de grandes villes de France (2004 - 2008)
Chargé de mission international au Centre international de l'eau de Nancy (NanciEau) : mise en place d'un programme de renforcement des capacités dans la gouvernance locale des déchets et de l'assainissement à Gao, Mali, (2006-2008)
.Directeur de cabinet d'Alain Calmat (2001-2004) à la mairie de Livry - Gargan.
. Attaché parlementaire à l'Assemblée nationale (1997-2002)
. Chargé de mission à l'Institut international d'administration publique - programmes de formation à l'attention des diplomates des pays de l'Europe Centrale et Orientale (1995-1996)
. Chargé d’enseignement au centre national de la fonction publique territoriale (CNFPT) en culture générale (préparation des épreuves de cultures générales pour stagiaires des concours de catégories A et B).
Contribution
Quelle perspective à 10 ans pour la communication et le développement durable ?
Il peut sembler très présomptueux d’envisager ce que pourrait être la communication et le développement durable à l’horizon 2018. Présomptueux sur les modalités et sur la forme de cette communication, peut-être moins sur les objectifs à atteindre, encore que nous n’étions pas nombreux il y a dix ans avoir compris quelle était l’urgence et quels étaient les impératifs, les décisions à prendre… et qui n’ont soit pas encore été prises pour la majeure partie d’entre eux soit prises trop tard. Lourde responsabilité politique, difficultés pour les élus, les responsables du monde entier à saisir la pertinence des alertes des scientifiques.
On peut certainement regretter l’instrumentalisation de l’urgence à sauver la planète et des principes du développement durable dans la communication qu’elle soit commerciale ou institutionnelle alors même que la majeure partie de la population prend à peine conscience de la nécessité de modifier fondamentalement ses comportements.
On peut de demander s’il est pertinent d’envisager le développement durable à 10 ans en évoquant uniquement la communication. C’est plus d’information et de mise à disposition de cette information, son partage, sa mise à jour, son accessibilité qu’il conviendrait d’envisager l’avenir avec comme corollaire une éducation généralisée et démocratisée à tout un chacun. De ce point de vue la contribution des scientifiques est indispensable, de même que la prise en compte de l’urgence dans le temps politique.
La dimension géographique est importante elle aussi. Le penser global agir local prend toute sa dimension. Difficile pour autant de faire coïncider une prise de conscience international et sa déclinaison au niveau local et difficile par ailleurs de faire coïncider le temps humain avec le temps commercial et industriel. L’équation à résoudre sera extrêmement complexe : comment tendre vers des objectifs communs, universels alors que nous serons plus de 7 milliards d’êtres humains dans 10 ans et que la préoccupation principale de la majeur partie de la population mondiale sera de réussir à subvenir à ses besoins alimentaires en période de pénurie alimentaire et au moment où des choix stratégiques sont à prendre en compte.
On peut essayer d’imaginer que les communicants surferaient sur une vague qui ferait du développement durable un argument à la mode, une évidence comme l’air que l’on respire, un mode de vie, et qu’ils auraient trouvé les outils permettant de créer une worldwide sustainable development addict community, sans perdre de vue que chacun doit considérer sa responsabilité à la hauteur de ce qu’elle est effectivement et non pas en fonction de vecteurs de communication qui tendraient à culpabiliser et, pour le coup, à avoir l’effet inverse de ce qui était souhaité au départ.
Rêvons que dans 10 ans l’intérêt général aura primé, que les élites politiques auront changé, que la préservation des ressources sera une constante, que la manière de consommer aura évolué.

















