"Le transport au coeur des préoccupations"
En France et ailleurs en Europe d’autres partenariats se nouent autour de la ville durable et tout particulièrement autour du transport durable, véritable bête noire de la lutte contre les changements climatiques.
Dans le cadre de son programme « Ville 2 .0 », la Fondation Internet Nouvelle Génération (FING) a contribué d’une même voie avec ACIDD, Agora Energy, Villes Internet… à la consultation autour du livre vert de la commission européenne, "Vers une nouvelle culture de la mobilité européenne".
Extrait de la contribution :
"Sous l'intitulé - Une mobilité plus libre et plus durable -, nous explorons la possibilité de viser une réduction très importante des conséquences environnementales de la mobilité urbaine, sans pour autant contraindre la mobilité individuelle. L'angle d'action retenu est donc celui d'une innovation (technique, organisationnelle, de service, d'usage) qui propose aux individus des options nouvelles, à la fois pratiques, désirables et durables.
La mobilité urbaine n'est en effet pas seulement une contrainte et un problème : c'est aussi une conquête – inachevée –, une valeur, une composante essentielle de l'expérience urbaine. Ainsi, toute démarche qui serait assimilée à une restriction imposée de la mobilité des personnes sera très difficile à faire adopter et appliquer. La transformation "soutenable" de la mobilité urbaine passe donc par une intégration naturelle et quotidienne des questions environnementales dans les motivations à agir des individus et des organisations, ainsi que dans la "fonction de production" et le design des services urbains. Et cette transformation ne concerne pas uniquement les transports : les lieux et leurs fonctions, les services et leurs articulations, les temps et leurs orchestrations, y joueront un rôle essentiel.
Nous proposons donc d'explorer, sous l'angle de l'innovation, trois pistes d'action qui nous paraissent complémentaires de celles qu'évoque le "Livre Vert", que notre contribution illustre d'exemples concrets :
> Impliquer profondément les citoyens dans l'élaboration, l'application et l'évaluation des politiques de développement durable
- Au niveau de la mesure de la pollution, ainsi que de l'"empreinte écologique" des pratiques, des modes de déplacement, des modes de vie et de production…
- Au niveau de la formation et de l'appropriation des enjeux de la mobilité durable
> La "première substitution" : réduire le nombre et la longueur des déplacements, sans réduire les bénéfices associés à la mobilité
- Ré-explorer l'e-Substitution, ses possibilités et ses conditions de réussite
- Articuler les déplacements, les espaces, mais aussi les temps et les services
> La "seconde substitution" : développer l'usage des transports collectifs et/ou doux sans réduire la liberté et la spontanéité des déplacements
- Développer de manière ouverte la "couche informationnelle" des mobilités
- Développer des transports collectifs à base d'information : covoiturage, etc.
- Enrichir l'expérience des mobilités collectives et douces
Cette approche nécessite enfin que soient réunies quatre conditions importantes :
> Appeler, accueillir, reconnaître une participation constante et intensive des citoyens
> Faire de l'extension du "droit à la mobilité" une priorité de même niveau que l'amélioration de son bilan écologique
> Mutualiser les initiatives, les informations et les ressources de mobilité
> Établir et améliorer le "bilan carbone" des technologies de l'information"
Télécharger la contribution - Villes 2.0 : Mobilité Urbaine - de la FING, de Villes Internet, d'Agora Energy et Acidd autour du livre vert de la Commission européenne
Les nouvelles technologies opèrent des mutations des modèles dans de nombreux domaines. Les enjeux urbains et environnementaux liés aux transports, à l’habitat, au lien social, à l’éducation, à la culture, la consommation, le développement économique, les relations intergénérationnelles, le vieillissement sont autant de scénarios dont les nouvelles technologies sont devenues un acteur majeur dans cette course à l’innovation pour une construction du développement durable. Nous ne pouvons que nous réjouir de la prise de conscience en train de s’opérer, espérons que la nouvelle mission « développement de l’économie numérique » au secrétariat d’état d’Éric Besson, dispose de moyens d’action, et que cela ne se résume pas à un travail de prospective. C’est que la ville connectée et durable existe déjà et heureusement…
Interview de Catherine Trautmann, députée européenne
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