L'adolescence de la ville connectée durable
La ville connectée et durable n’est pas une projection, mais une réalité qui de modernise à grand renfort d’expérimentations menées par certaines agglomérations, à travers la planète. Ces zones urbaines ont une grande responsabilité dans le changement climatique. Les vingt plus grandes mégapoles, toutes surpeuplées d’au moins dix millions d’habitants chacune, sont en effet, à l’origine de 75% de la consommation d’énergie dans le monde. Les technologies de l’information et de la communication apportent des réponses aux grands enjeux environnementaux et sociaux des villes, mais consomment beaucoup trop d’énergie.
Le changement climatique est devenu une priorité pour de nombreuses organisations internationales publiques et privées. Les États s’engagent, les entreprises innovent et les investissements se multiplient, comme le montre le dernier indicateur Chausson Finance. Le nombre d’entreprises financées dans le secteur des cleantech a en effet été multiplié par 4,5 en 6 mois.
La ville cristallise toutes les attentions, système complexe qui doit faire évoluer son fonctionnement pour mieux répondre aux besoins sociaux, économiques et culturels. Cette ville, doit être repensée au regard des priorités environnementales.
Le dernier rapport Attali préconise même la construction sur le territoire Français de dix "Ecopolis", villes et quartiers d'au moins 50.000 habitants intégrant technologies vertes et les technologies de l’information et de la communication. Certaines Régions ont tout de suite signalé leur intérêt pour le projet comme en Lorraine par exemple où l’on a même vu un candidat aux élections municipales faire de la candidature de sa ville à une Ecopolis un argument de campagne.
Roger Karoutchi, secrétaire d’État UMP aux relations avec le parlement, président du groupe Majorité Présidentielle au Conseil régional d'Ile-de-France, a fait part de son souhait de voir mise à l'étude la réalisation de deux "Ecopolis" en Ile-de-France, pour créer des logements sans porter atteinte à l'environnement.
Il dit vouloir ainsi : "créer le nombre de logements supplémentaires dont la région Ile-de-France a besoin, tout en préservant l'environnement et en faisant de ces nouvelles villes, des lieux de vie agréables et respectueux d'une démarche de développement durable".
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