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POULY Jean
Secrétaire exécutif
Agence mondiale de solidarité numérique
Voir l'interview (Université d'été 2007)
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Ayant participé à l’organisation du Sommet mondial des villes et des pouvoirs locaux sur la société de l’information en 2003 à Lyon, Jean Pouly a contribué à l’implantation à Lyon de l’Agence mondiale de solidarité numérique, dont il vient de prendre la direction opérationnelle.
Ancien directeur du Programme Lyonnais pour la Société de l’Information (PLSI), Jean Pouly connaît bien les questions de fracture et de solidarité numérique tant au niveau local qu’au niveau mondial. Il a contribué à faire reconnaître Lyon comme une ville numérique de premier plan en Europe.
Auparavant, il a occupé des fonctions de direction au sein de l’ONG marseillaise Initial où il a mis en place dès 1998 de multiples projets d’éducation critique aux nouveaux média. Créateur et coordinateur du réseau international des Webtrotteurs des quartiers, il s’est fortement impliqué pour que les jeunes de quartiers défavorisés se forment à l’Internet et aux nouvelles technologies. Il est l’auteur / producteur du DVD Vidéomulo (10 courts-métrages sur les usages sociaux des TIC), réalisé en 2002 avec la Caisse des Dépôts et Consignation et la Fondation France Télécom.
Diplômé de l’Institut d’Études Politiques de Grenoble, Jean Pouly a une formation dans la gestion de projets culturels et multimédia.
Contribution à l'université d'été 2008
Quelle perspective à 10 ans pour la communication et le développement durable ?
Une société de l’information ne peut être durable si elle n’est pas inclusive, donc solidaire. Les 5 milliards d’êtres humains n’ayant pas accès à Internet et à l’informatique sont une chance pour l’avenir.
Leur possible inclusion dans la société de l’information peut se faire de façon durable, en prenant compte de l’impact environnemental et humain des biens informationnels, en optimisant les ressources naturelles, en respectant les cultures, les langues et les besoins des populations.
Le prochain milliard d’êtres humains doit servir de modèle dans la construction de la société de l’information durable. Plusieurs facteurs de contexte spécifiques aux pays du sud (accès énergétique limité, faible revenu par habitant, analphabétisation, enclavement rural) et la raréfaction des ressources (énergie, matières premières) peuvent permettre d’imaginer des modèles alternatifs à une société de l’information occidentale trop gourmande en énergie, essentiellement animée par les logiques technologiques et consuméristes.
La solidarité numérique est une approche originale de l’information au service du développement humain. Elle propose une action collective, concertée, une mise en réseau des acteurs qui favorise la catalyse de projets structurants par la mutualisation des idées, des ressources.
La société en réseau permet de nombreux effets de levier et de mutualisation qui sont encore peu ou pas assez exploités et qui peuvent néanmoins permettre de trouver ensemble les bonnes réponses à des problèmes complexes. Les fractures numériques sont à la fois complexes et nombreuses (cognitives, culturelles, économiques, géographiques, sociales, de genre, etc.).
Pour y répondre, la solidarité numérique propose d’agir ensemble, de réunir sur des projets phares comme l’éducation, la santé, le recyclage informatique ou la connectivité des zones enclavées les principaux acteurs. Entreprises, ONG, collectivités, institutions internationales, universités, agissent trop souvent de façon isolée, en « silo ».
L’Agence mondiale de solidarité numérique se propose de jouer un rôle d’assembler technique et de catalyse.
L’Agence mondiale de solidarité numérique organise la Conférence de Lyon sur la solidarité numérique, le 24 novembre 2008 avec le gouvernement français dans la cadre de la Présidence Française de l’Union Européenne. Elle est à l’origine, avec d’autres acteurs du label Ordi 2.0 pour la création d’une filière de réemploi durable et solidaire de matériel informatique.

















