GERARD Jean-Luc
Consultant indépendant en développement durable
Expérience professionnelle
2005 - 2006 Head of Sales SRI Investments, Care Group AG, Zürich
2002 – 2004 Head Sustainability Research Höller AG, Zürich
Direction de la notation nociétale (Environnement, social, Corporate Governance)
2001 – 2002 Head Financial Services online, membre de la direction, Moneycab, Zürich
1990 – 2001 Helvetia Patria, Chef de Vente Financial Planning Zürich,
Project management (Marketing- software / IT), Marketing/Sales Support, Conseil
Expérience extra-professionelle
Présidence du conseil d’administration de Fairplay, une ONG de droit Suisse
Chargé de cours externe, dans le cadre de l’éducation au développement durable, dans les universités de Lyon et Valenciennes
Formation universitaire
1985 Docteur en médecine : “ Systemtheorie , Neurologie , und Bewegung ”
Lauréat de la Faculté de Médecine de Nancy
Formation Continue
2004-2005 Labels, benchmarking et notation sociétale des entreprises
(secteurs agroalimentaire, finance, électronique…)HVAG, ZH
2002-2003 Eco-Marketing, HSG, séminaires, St.Gallen
2001- 2002 Journalisme, Moneycab, Beobachter, Zürich
1999 Operative Risk Controlling, Helvetia Patria
1999 - 2000 Management environnemental ÖBU , Zürich
1998 - 1999 Diplôme de la Confédération Helvetique Financial Planning, IfFP , Baden
1996-1997 Marchés financiers, théorie des systèmes et DD , autodidacte
1991-1995 Marketing , Helvetia Patria
1989 Phonemarketing, Zürich
1984 Commercial / Vente Rank Xerox , Paris
Media, publications et conférences
2004-2005 Articles sur la durabilité (Economie et Humanisme, Economie et Entreprise)
Diverses publications depuis 2001 dont un livre en 2002 « La bourse ou la vie » sur le thème de l’ISR, du développement durable et des marchés financiers.
1999-2007 Modérateur et référent de conférences nationales et internationales (Assises Nationales du DD- Nantes, SMIA-Genève, Economie06- Zürich, Ethifinance Cercle Kadrance-Paris, ESDES Ethique et Management –Lyon, CHEDD Territoires et indicateurs DD- Paris, Salon 2. pilier Prévoyance et énergies nouvelles -Genève, ect…
Contribution 2007
Mon thème majeur est l’« inconvenient truth » du développement durable en France. Les verts, les politiques engagés dans la campagne présidentielle, les ONGs ou les organismes d’éducation, de sensibilisitation et de communication en général, méconnaissent l’influence majeure de l’argent (banques, assurances, retraites, marchés financiers) sur le DD. Restant ainsi absents de leurs discours, programmes et actions. Dans le passé récent, trois publications très importantes interpellent : Le rapport Stern, l’étude du WWW allemand « coûts du changement climatique sur la santé et la productivité » et le rapport de Greenpeace France intitulé « Banques françaises, banques fossiles ». Les deux premières mettent l’accent sur le coût économique de l’inaction en matière de CC. La dernière montre qu’en 2004 les émissions indirectes des banques françaises représentent 3.2 fois celles de la France ! Conclusion, les premiers émetteurs de CO2 au monde sont Wall Street, Euronext, Shanghai et consors. L’argent des français (dépôts, assurances, FRR et épargne) sert à financer les compagnies pétrolières, les oléoducs, les usines à charbon, les fabricants d’armes, les constructeurs automobiles, l’industrie du bois et du bâtiment, bref les émetteurs directs ou indirects d’émissions et de pollutions. Délocalisations, conditions de travail souvent inhumaines au Sud (producteurs et/ou fournisseurs de tous ces secteurs) tout produit mis sur le marché est le résultat d’une chaîne de production et d’investissement. En épargne retraite, les investisseurs institutionnels disposent de plus de 35'000 milliards USD. Tant que ces capitaux d’investissement pharamineux ne poursuivrons que des objectifs de rentabilité financière à court terme, avec une transparence et des contrôles minimaux, l’atteinte des objectifs du DD sera remise à plus tard, beaucoup plus tard. Exemple : les caisses de pension sont très lentes à investir dans les énergies renouvelables. Or les aiguilles tournent et traîner n’arrangera rien au problème. Des gens « votent » tous les jours à la bourse, en règle générale « non durable », avec NOTRE argent. Il est temps de remettre les pendules à l’heure, de regarder en face les « inconvenient truths » et de mettre le secteur financier devant ses responsabilités.
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